22 octobre 2016 ~ 6 Commentaires

Le cheminot et le chercheur

N°22 21 octobre 2016

Le cheminot et le chercheur

Jeudi 26 janvier 2017, 21 h 34 : débat de l’entre-deux-tours de la primaire socialiste en direct sur France 2. Montebourg et Hollande, au coude à coude dans les sondages, débattent.
Montebourg : ‘’Vous Président, c’est 700 000 chômeurs de plus !’’,
‘’Vous Président, c’est l’arrêt des hauts-fourneaux de Florange !’’,
‘’Vous Président, c’est l’abandon de toute politique industrielle !’’
Hollande : ‘’Moi Président, j’ai sauvé Belfort !’’

Sauver Belfort ?

Début septembre Alstom annonce un projet de redéploiement de ses activités industrielles en France consistant à transférer 400 personnes de son usine de Belfort vers son usine de Reichshoffen en Alsace, distante de 200 km. Toute la classe politique et syndicale française crie au scandale. Regrouper deux usines moyennes avec un plan de charge peu garni pour en faire une plus grande et plus compétitive, projet annoncé par la direction, semble bien difficile … Hollande, le futur candidat-sortant, à six mois de l’élection, a donc décidé de ‘’sauver Belfort’’ c’est-à-dire d’assurer le plan de charge de cette usine en commandant à Alstom 15 rames de TGV (30 millions d’euros la rame) à livrer en 2019/2020 et qui, en attendant la nouvelle ligne à grande vitesse Bordeaux/Toulouse qui ouvrira au mieux en 2025, rouleront à petite vitesse de Bordeaux à Marseille …
Les entreprises et leurs usines sont des êtres vivants qui naissent, se développent, vivent (avec des hauts et des bas) et finissent par mourir. La décision du gouvernement d’injecter 500 millions d’euros de fonds publics (c’est-à-dire de la dette publique en plus) pour maintenir 400 emplois pendant quelques années à Belfort ne mérite ni critique violente ni louange injustifiée. Il est à craindre que cette décision ait sur l’avenir de cette usine belfortaine coincée de tous les côtés par des zones pavillonnaires autant d’effets que la charge des cuirassiers de Reichshoffen n’en a eu sur le déroulement de la guerre de 1870 …

Et la SNCF ?

D’aucuns se demandent bien pourquoi La SNCF, société 100 % nationalisée, n’a-t-elle pas elle-même acheté ces quinze rames de TGV à Alstom ? Tout simplement parce que la SNCF est dans une situation financière catastrophique : pour un chiffre d’affaires d’environ 35 milliards d’euros le groupe SNCF (réseau, fret et passagers) a un résultat net déficitaire de 300 millions et est totalement incapable d’autofinancer les investissements nécessaires tant pour l’entretien courant du réseau que pour son extension. Sa dette de plus de 50 milliards d’euros augmentant de 3-4 milliards chaque année, la SNCF ne survit que grâce aux garanties de l’Etat.
Il y a vingt ans certains hauts fonctionnaires (qui regardaient beaucoup les Shadocks, ‘’Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?’’, quand ils étaient petits) avaient inventé le schéma suivant pour la SNCF : création de la société RFF (Réseau Ferré de France) propriétaire du réseau qui fait payer des droits de passage aux exploitants des trains (la SNCF) et, c’est là que le système était tordu, paye cette même SNCF pour entretenir le réseau.
Le système n’a pas fonctionné car la SNCF a tout fait pour tirer à la baisse les péages et RFF s’est retrouvé sans moyens suffisants pour entretenir le réseau et aujourd’hui sur plusieurs milliers de kilomètres de lignes mal entretenues les trains sont interdits, pour raisons de sécurité, de rouler à leur vitesse nominale. Bien embêté par cette situation hors contrôle l’actuel gouvernement est revenu en arrière et a recréé une SNCF à deux branches : ‘’réseau’’ et ‘’mobilités’’. Rien n’indique que ce nouveau schéma soit solide et stable, dans tous les cas personne n’imagine comment les 55 milliards de dette de la SNCF fin 2016 seront un jour remboursés.
Pour affronter les chamboulements que la transition énergétique imposera tôt ou tard la France a besoin d’une organisation ferroviaire modernisée ; en 2016 la SNCF fonctionne sur le modèle qui date de sa création en 1938 par le regroupement et la nationalisation de cinq entreprises privées, la régionalisation des TER en plus. Aujourd’hui le groupe SNCF a de très et trop nombreux métiers : ingénierie ferroviaire, construction de voies ferrées, fret, transport de passagers, exploitation de lignes de métro à l’étranger, exploitatation de ligne de bus low cost, transport de fret routier, transport urbain, logistique, … avec un joyeux mélange d’établissements publics et de sociétés commerciales ; même la Cour des comptes dit avoir du mal à s’y retrouver dans ‘’l’opacité des comptes du groupe SNCF’’.
Les forces conservatrices au sein de la SNCF étant particulièrement puissantes il faudra du temps et de la pédagogie pour réformer cet autre ‘’mammouth’’ inefficient et peu efficace. Voici le schéma de réorganisation que je propose :
• les gares seraient gérées par des Sociétés d’Economie Mixte pilotées par les grosses collectivités (agglomérations ou régions) qui les transformeraient peu à peu en lieu de vie, de commerce et de culture. Les gares doivent devenir de grands nœuds d’échange multimodaux, seuls des acteurs de terrain agiles seront capables d’organiser une telle transition
• le réseau ferré national resterait géré par une entreprise nationale
• les réseaux ferrés d’intérêt local seraient gérés par les régions
• les opérations de transport proprement dites seraient (peu à peu et cela a déjà commencé pour le fret) ouvertes à la concurrence
Toutes ces opérations seraient régulées par une autorité nationale de contrôle et de sécurité.

Qui fabriquera les trains demain ?

Le non accès à l’emploi reste le problème N°1 du pays avec plus de 6 millions de chômeurs dont 3,6 sans aucune activité. Tous les gouvernements (sauf celui de Jospin entre 1997 et 2000) depuis 40 ans se sont cassé les dents sur ce sujet. Y compris les deux derniers, Ayrault et Valls, sous la présidence de Hollande qui avait annoncé en septembre 2012 vouloir ‘’inverser la courbe du chômage d’ici un an’’. Non seulement cet objectif n’a pas été atteint mais ce n’était pas le bon. L’objectif collectif que nous devrions nous donner n’est pas d’inverser la courbe du chômage à la fin du trimestre, à la fin de l’année ou de l’année prochaine ; il devrait être de créer les conditions macro-économiques, fiscales, structurelles pour que les entreprises françaises créent et pérennisent les emplois dont la population active française a besoin.
Certains penseront que ces deux objectifs sont identiques : pas du tout, et requièrent les mêmes politiques économique et de l’emploi : encore moins.
Un objectif à la Hollande ‘’inverser la courbe du chômage d’ici l’année prochaine’’ conduit à des politiques de l’emploi de court terme consistant pour l’essentiel à baisser le coût du travail pour les bas salaires. Résultat l’économie française crée des emplois peu payés : 15 % des salaires sont inférieurs à SMIC + 10 %, 50 % des salaires sont inférieurs à 1900 € net par mois ; peu qualifiés et peu durables ; essentiellement des emplois de service.
L’objectif que je propose ‘’créer des emplois solides et durables’’ implique des politiques de plus long terme, moins visibles, concentrées sur des mesures de (re)construction d’une offre productive.

La principale mesure de politique économique de Hollande a été le pacte de responsabilité et le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, le fameux CICE, dispositif destiné à diminuer de 40 milliards d’euros (à fin 2017) les charges des entreprises. L’évaluation de ce CICE réalisée par France Stratégie (organisme de réflexions et de conseils placé auprès du 1er ministre) est claire : l’impact sur l’investissement est nul et l’impact sur l’emploi est estimé entre 50 et 100 000 emplois créés en deux ans. Le CICE coûte donc entre 300 et 600 000 euros par emploi créé : c’est moins qu’un emploi ‘’sauvé’’ à Belfort chez Alstom mais c’est énorme ! Cette mesure ‘’pro business’’ n’a pas fonctionné. Pourquoi ? C’est très simple. Le CICE porte son échec dans son nom. Passons sur le fait qu’il s’agisse d’un crédit d’impôt beaucoup plus lourd à gérer et potentiellement moins pérenne donc moins crédible qu’une franche réduction de charges, c’est là encore le côté Shadocks de l’administration française. Le plus grave est ‘’… pour la compétitivité et l’emploi’’. La compétitivité et l’emploi ne sont, surtout à court terme (‘’d’ici un an’’ …), des objectifs ni identiques ni même voisins.

Faire ’’d’une pierre, deux coups’’ est bien difficile. Si l’on veut créer rapidement des emplois, la solution est bien connue (tous les ministres du travail depuis 30 ans, de Aubry à Fillon, l’ont mise en œuvre) il faut cibler les bas salaires car l’emploi des salariés les moins qualifiés est très sensible au coût du travail. Si l’on veut augmenter la compétitivité des entreprises, il faut s’y prendre différemment en commençant par comprendre ce que veut dire ‘’compétitivité’’.

La compétitivité d’une entreprise est sa capacité à faire face à la concurrence, sa mesure est la différence (de prix, de qualité, de performance, …) entre l’offre d’une entreprise et l’offre de ses concurrents. De cette définition ressortent deux idées simples :
• il n’y a pas de compétitivité sans concurrence, il est donc inutile (et dispendieux) d’aider une entreprise à améliorer sa compétitivité si elle n’exerce pas ses activités dans le champ concurrentiel
• l’amélioration de la compétitivité d’une entreprise se fait toujours au détriment de celle d’une autre, la compétitivité étant une notion relative et non absolue
Conclusion : aider par le CICE à améliorer la compétitivité des entreprises françaises qui ne sont pas soumises, ni sur le marché intérieur français ni à l’exportation, à la concurrence internationale ne sert à rien pour l’emploi en France. Diminuer le coût salarial des facteurs n’améliorera pas la compétitivité de la Poste (1er bénéficiaire du CICE !) qui n’est en concurrence avec (presque) personne. Diminuer le coût salarial des caissières de Casino et de Carrefour (deux entreprises concurrentes) n’améliorera la compétitivité ni de l’un ni de l’autre.
Seulement une entreprise française sur quatre est soumise à la concurrence mondialisée ; autrement dit les trois quarts du CICE, 30 milliards d’euros, n’ont pas servi à créer des emplois. Hollande, paraît-il conseillé par Macron, a donc ‘’dépensé’’ 30 milliards pour rien.
Il aurait été plus judicieux et plus efficace pour l’emploi de concentrer ce CICE sur le quart des entreprises soumises à la concurrence internationale. A la décharge de Hollande et Macron, cette concentration n’est pas si facile car les règles de ‘’la concurrence libre et non faussée’’ chère à l’Europe ne permettent pas facilement de choisir les entreprises que l’on souhaite aider.

Il existe en France un autre dispositif de crédit d’impôt, le crédit d’impôt recherche (CIR) qui est particulièrement efficace pour aider à améliorer la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence internationale. Ce CIR créé en 1982 sous un petit format a été rénové et amplifié en 2007 par Sarkozy, il consiste à aider les entreprises qui mènent des travaux de R&D. On lui reproche souvent d’être cher et de créer plus d’effets d’aubaine que d’emplois. Qu’en est-il ? Son coût est parfaitement connu : 6 milliards d’euro par an, ses effets sur l’emploi et la dynamique économique le sont beaucoup moins. L’OCDE (stats.oecd.org) vient de publier des statistiques fort intéressantes. On y apprend que de 2008 à 2014 la France est le pays du monde dans lequel la part de ‘’l’emploi de recherche dans les entreprises’’ dans la population active a le plus augmenté : Japon + 0 %, USA + 9 %, Allemagne + 10 %, RU + 14 %, France + 23 %. L’indicateur ‘’chercheurs en entreprise pour 1000 actifs’’ est à 3.1 au Royaume-Uni, 4.7 en Allemagne, 5.7 en France et aux USA, 7.7 au Japon. En 2000 la France était la dernière de ce peloton de 5 avec 3.1 chercheurs / 1000 actifs, aujourd’hui nous sommes 2ème ex-aequo.

Pourquoi est-il stratégique d’aider la recherche en entreprise, la recherche industrielle ? Les dépenses de R&D d’aujourd’hui permettent de préparer les productions de demain. 80 % des dépenses de R&D sont réalisées par le secteur industriel qui assure 90 % de nos exportations et qui ne touche que 20 % du CICE … Chaque emploi créé dans l’industrie induit 3 à 4 emplois dans les services.

Entre 2000 et 2010 la part des exportations françaises dans celles de la zone euro est passée de 18 à 14 %, cette perte de compétitivité a entraîné la chute de nos exportations et nous a fait perdre 8 points de PIB, cela représente plus de 1,5 millions d‘emplois !

Toute proposition de suppression ou de limitation du CIR (on en trouve parfois du côté de la gauche gauchisante) serait irresponsable, il est nécessaire de le maintenir, de l’amplifier si possible et de renforcer ses effets par les mesures suivantes :
• élargir le CII (crédit impôt innovation), actuellement réservé aux PME, à toutes les entreprises sur le modèle du CIR (30 % d’aide pour les dépenses inférieures à 100 millions et 5 % au-delà)
• diminuer (voire supprimer) la fiscalité de la production, ces taxes payées par les entreprises avant de connaître leur équilibre économique, particulièrement la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) qui représente environ 15 milliards de produit fiscal annuel au bénéfice des collectivités locales qu’il faudra remplacer par 1 % de TVA et quelques centimes de taxes par litre de carburant

La France a enrayé sa chute de compétitivité, pour la reconstruire il faudra au moins deux quinquennats d’une politique économique stable, ambitieuse qui mette l’industrie, toutes les industries, au premier rang des priorités.

Créer les conditions du développement de l’industrie du futur ou multiplier les emplois low cost dans des services bas de gamme, sont deux ambitions bien différentes. Le choix est vite fait.

Benoît Mollaret

6 Réponses à “Le cheminot et le chercheur”

  1. Merci B1 pour tes analyses fort intéressantes !

    Je pense que l’augmentation de +23% de « l’emploi de recherche dans les entreprises » entre 2008 et 2014 est peut-être justement fortement biaisée par la modification du CIR en 2007. Non ?! De mon expérience en entreprise, le pourcentage de taux de recherche était bien gonflé dans les chiffres officiels pour bénéficier du CIR…
    Par ailleurs, j’ai l’impression qu’il est plus difficile (plus précaire et moins bien payé pour beaucoup de postes) de travailler pour la recherche publique que dans l’industrie. La recherche publique (liée à l’enseignement supérieur) est pourtant essentielle.

    Dernière réaction de ma part : je ne pensais pas que la SNCF était endettée… Je trouve même que les prix de transport de train sont trop chers et n’encouragent pas à le prendre (exemple frappant : pour un même trajet, un voyage en covoiturage (en tant que passager) sera en moyenne 3 à 4 fois moins cher qu’en train. Ce « tout-voiture » paraît complètement fou !

    Nos voisins suisses se sont beaucoup mieux débrouillés sur ce point-là (pas au niveau des prix, mais au niveau de l’offre des transports publics) car il est beaucoup plus naturel de ne pas posséder de voiture en Suisse qu’en France. (Là aussi c’est du ressenti personnel).

    • Hello Coline.
      L’augmentation importante du nombre des emplois de chercheurs (ou de développeurs) dans les entreprises est effectivement une conséquence de l’extension du CIR en 2007. Sur ce sujet comme sur d’autres les entreprises font un peu d’optimisation fiscale …

      Oui le statut de chercheur public est souvent précaire et mal payé.

      Quand à la SNCF, elle est dans une situation catastrophique. Pour tenter d’améliorer les choses, je propose déconcentration et concurrence. Si on ne fait rien dans 10 ans nous aurons qqs TGV trés chers et plein de bus de toutes les couleurs sur les autoroutes.

  2. Pour un complément d’analyse sur la situation industrielle du pays, vous pouvez lire ou relire ma chronique N°2 du 20 mai  »Beuvray ou Europe 1 » qui contient un ensemble cohérent de 22 mesures pour assurer le redressement industriel du pays.

  3. Excellente analyse, qui pourrait parfaitement servir de base à une future (proche) politique industrielle de la France.
    Dans le registre des mesures inutiles figure également l’aide de 4000 € sur 2 ans pour toute embauche à un salaire inférieur à 1,3 SMIC. Comme le disait Benoit, c’est en premier lieu une mesure qui ne peut que tirer les salaires vers le bas, à savoir en dessous de 1,3 SMIC.
    Ensuite, il semblerait que de nombreux emplois en aient profité, selon le gouvernement qui s’en félicite. En fait, un emploi à 1,3 SMIC coûte environ 30 k€ par an à l’employeur, soit 60k€ sur 2 ans. Une aide De 4000 € est-elle vraiment un facteur de décision ? Non, le seul facteur est de savoir si on a du travail pour une personne ou non, donc les commandes et les moyens de production à lui fournir.
    Par contre, il est évident que toutes les embauches faites en-dessous de 1,3 SMIC sont allées chercher le dispositif, d’où son succès. Voire pire comme dit plus haut, les embauches qui auraient pu se faire à 1,5 SMIC ont certainement été ramenées à 1,3 SMIC pour bénéficier de la mesure.

    Conclusion : Dépense causant une baisse des salaires et inutile car ne créant pas de travail.

  4. VIDAL-SETIF Marie-Hélène 22 octobre 2016 à 14 h 51 min

    Actuellement, dans mon domaine, matériaux pour l’aéronautique, les maigres financements étatiques alloués pour la recherche sont entièrement pilotés par les industriels, qui s’en octroient au passage la majeure partie pour financer leur R&D puis laissent quelques miettes aux centres de recherche et universités. il en résulte une recherche à court terme qui ne prépare aucunement l’avenir et finit d’ affaiblir les vrais chercheurs qui sont ravalés au rang de prestataires de l’industrie. voila le résultat du CIR et d’une politique tout pour l’industrie.D’ici quelques années, plus de véritable innovation qui vient en grande partie du travail des chercheurs.

    • Bonjour Marie-Hélène, loin de moi l’idée de déshabiller les organismes de recherche publique pour subventionner les industriels.
      Il est vrai que le CIR a un effet pervers car les achats de prestations de R&D faites par une entreprise à un organisme de recherche entrent dans la base du CIR [sont éligibles les dépenses de recherche confiées à des organismes agréés par le ministère de la recherche (limitées à 3 fois le montant total des autres dépenses de recherche ouvrant droit au crédit d'impôt)],ce ratio de 3 est probablement trop élevé.
      Le CIR est fait pour inciter les entreprises à embaucher des chercheurs par pour inciter les entreprises à acheter des prestations de recherche.
      Y-a-t-il des  »vrais » chercheurs et les autres chercheurs ? Tu sembles le penser, moi aussi. Les chercheurs en entreprise qui font de la R&D sont plus du côté D que du côté R.

      Plus généralement, comment réondre à la question :  »Qui doit piloter la recherche ? ». Les entreprises ? Ca rique de trop privilégier le court terme. L’étât ? Sait-il faire ? Les chercheurs ? En démocratie on ne peut laisser les chercheurs s’auto-gérer.

      Sans doute faudrait-il inventer une structure de concertation industriels/pouvoirs publics/chercheurs pour piloter la R&D nationale ? Peut-être existe-t-elle déja ? Je ne sais pas.

      Vu de Grenoble, le modèle économique de CEA Tech me semble très efficace et efficient. Ce modèle peut-il être généralisé ?

      Bien à toi.


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